Audition au Sénat du DG de l’ANSES : Roger Genet
dimanche 31 mars 2019 -
http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20190311/eco.html#toc2
À l’occasion de la journée du biocontrôle du 29 janvier, nous avons rappelé que cette thématique avait été notre priorité de 2018, année au cours de laquelle nous avons délivré 53 AMM, contre 45 en 2017. Nous avons eu 39 dépôts de demandes alors qu’il y en avait eu 59 en 2017. Nous constatons très peu d’innovations dans le biocontrôle, d’autant que nombre de produits couvrent les mêmes usages. En outre, nous enregistrons de moins en moins de demandes. Aujourd’hui, 95 demandes sont en cours d’instruction alors que nous en avions 120 en 2017. Dans deux ou trois ans, nous serons à flux tendu. L’Agence a mis parfois 38 mois pour se prononcer sur certains produits car elle avait accepté le dépôt de la demande alors que la substance active n’était pas encore homologuée par l’Europe.
Lors des États généraux de l’alimentation, nous avions suggéré que les structures régionales d’accompagnement de transfert de biotechnologies qui assistent les jeunes entreprises puissent aussi les aider à rédiger les dossiers d’AMM, comme elles le font pour le médicament. D’ici peu, nous allons mettre en place des équipes spécialement dédiées au biocontrôle et elles seront accompagnées d’un comité d’experts.
Il y a aussi des vidéos sur le site du Sénat :
Alors que la presse nous rebat les oreilles avec les innovations en matière de biotechnologie sur le terrain c’est pas du tout ce qu’on constate. L’agrément préalable européen est catastrophique pour les petites entreprises. Cette même Europe qui se balade avec deux agences l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour les produits phytopharmaceutiques et l’autre qui dépend de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA).
Où sont les structures régionales pour aider les entrepreneurs locaux à monter des AMM ?
Pour changer le logo de la région c’est plus facile, un gros chèque a une agence de comm !