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Pan dans le Bec ....de qui ?

vendredi 11 septembre 2015 - Rédaction SNP

Le professeur Canardeau s’est un peu tiré une balle dans le pied ......

En effet, avancer que la firme aurait dépensé 50 000 € pour obtenir la mise sur le marché du REVIVE, est tout simplement risible..... Ces procédures sont extrêmement lourdes, durent plusieurs années, mobilisent des dizaines de collaborateurs, font intervenir des laboratoires extérieurs ....... bref le coût de réel d’une AMM ( autorisation de mise sur le marché) est probablement (les firmes ne communiquent jamais sur ce sujet ) 20 à 40 fois supérieur !!!

Il n’est donc pas étonnant que l’article accrédite l’affirmation d’un réputé sachant avançant un prix de revient du traitement à 10 € vendu 200 € alors même que la simple rémunération de l’applicateur est comprise entre 30 et 50 €.
Mais il y a dans cet article d’autres surprises :
- Celle de Monsieur Tridon de la puissante DGAL qui affirme organiser des réunions. En région avec qui ? nous n’avons aucun souvenir de telles manifestations depuis fort longtemps
- Celle de la ville de Nice dont le maire Christian Estrosi devrait se pencher davantage sur les écrits de la ministre Ségolène Royal. En effet, dans le cahier des charges de son label favori le plus écolo " terre saine" il est explicitement prévu que la prohibition d’usage de produits phytosanitaires ne s’applique pas à la lutte contre les espèces envahissantes et en particulier celles concernées par la lutte obligatoire. L’excuse du "zéro pesticide" est donc parfaitement irrecevable.
- Celle de France Nature Environnement qui dénombre jusqu’à six méthodes biologiques. 6 ?? dont les pièges à phéromones alors même que, seule la notion de monitoring est acceptée dans notre pays, le piégeage massif étant prohibé. 
Mais en conclusion tout le monde est accord. La stratégie 3 , le nouveau produit REVIVE c’est sans contestation le plus efficace . Nous nous en félicitons puisque dès la création de l’association nous avons milité pour cette solution. Attendons tout de même que la firme communique sur ce point et nous livre des statistiques. 

Malgré cette belle unanimité, le Canard constate cette fois à juste titre, que tous les intervenants "se chamaillent" en réalité c’est beaucoup plus et pour le plus grand bonheur des charançons. Mais comment ramener de la sérénité dans un paysage aussi perturbé ?

 le COPIL CRP PACA ne serait-il pas la seule instance capable,

- de donner à chacun la place mais uniquement la place à laquelle il peut prétendre.

- d’ouvrir un dialogue constructif avec la firme en obtenant par des garanties de volume faciles à trouver, des tarifications adaptées.

- de booster la Recherche et l’outil industriel pour trouver d’autres solutions alternatives bio ou non, créant ainsi une saine concurrence.

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