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M2i+ INRA= nouvelle arme contre la processionnaire du pin

samedi 7 octobre 2017 - Rédaction SNP

La firme M2i Life Sciences avec laquelle SNP développe depuis presque deux ans une excellente collaboration ( voyage prochain P et VP SNP en Tunisie à leurs côtés Conférence CRP ), apparaît dans cette relation comme un partenaire essentiel puisqu’elle est à l’origine de la phéromone responsable de la confusion sexuelle.

Rappelons que M2i Life Sciences est un leader mondial dans le domaine des phéromones pour la protection des cultures et la santé animale. http://www.m2i-lifesciences.com/

En ce qui concerne l’application grand public développée par l’INRA AGIIR, nous ne serions trop conseiller aux institutions et aux firmes qui ont la même idée de mettre leurs efforts en commun. En effet, dans un très récent post portant sur l’initiative de l’entreprise Bioline GEOINSECTA nous écrivions "Notons qu’il y a deux applications INRA semblables, AGIIR et VIGIJARDIN lancées il y a déjà quelques années, téléchargements non publiés, peu ou pas d’avis. Il faut chercher des explications à cet échec relatif présumé" .

L’INRA (Institut National de Recherche Agronomique) a mis en place une nouvelle technique de biocontrôle de la chenille processionnaire du pin. Cette espèce invasive impacte l’environnement en fragilisant les forêts de pins et de cèdres mais elle pose aussi un risque sanitaire engendré par les poils urticants très allergènes.

Le biocontrôle est effectué à l’aide d’un lanceur paintball : des billes biodégradables sont projetées contre les arbres, une fois éclatées les billes libèrent des phéromones mélangées à de la cire d’abeille qui adhèrent aux branches. Cette technique développée par l’INRA et la société M2i sature l’air en phéromones et empêche la chenille mâle de retrouver une partenaire femelle, entrainant une « confusion sexuelle ». Pour une lutte efficace, 3 billes doivent être pulvérisées pour une surface de 100 m2, sachant que la diffusion des phéromones dure pendant 3-4 mois d’été.

Alors que la chenille processionnaire est en train d’envahir l’ensemble du territoire, à la ville comme à la campagne, ce nouvel outil de biocontrôle permet d’agrandir l’arsenal des moyens de luttes contre cet insecte défoliateur. Il peut notamment être combiné à une lutte microbiologique utilisant la bactérie Btk, à une lutte mécanique de destruction des nids ou bien à une lutte biologique par la prédation des chenilles par les mésanges. Toutefois, son utilisation ne peut se faire de façon conjointe avec le piégeage des chenilles et papillons qui exploite aussi les phéromones pour diminuer la population de processionnaires.

Ce biocontrôle par confusion sexuelle est donc un des moyens de lutte contre la chenille processionnaire. Respectueux de l’environnement il s’inscrit dans le plan Ecophyto qui vise à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires en France.

Une application mobile accessible au grand public « AGIIR » a été développée par l’INRA afin de renforcer la surveillance et le contrôle d’espèces invasives.

Source TV Agri NL 6/10/17

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