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La résilience a toutes les sauces.. .

vendredi 11 mai 2018 - Rédaction SNP

Par ce post nous voulons attirer l’attention sur les priorités mondiales concernant notre charançon qui sont à l’opposé les décisions européennes, qui se contentent désormais de protéger nos chers amis anglais sur le départ, d’importations néfastes !!

 

Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient (NERC)
Bureau régional de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord
L’Initiative sur la raréfaction des ressources en eau au Proche-Orient
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Bureau des relations presse, FAO 10/05/20918

Proche-Orient : il est essentiel de renforcer la résilience des communautés rurales dans les pays touchés par des conflits

Les impacts du changement climatique sur les ressources limitées de la région, en particulier sur l’eau, doivent également être atténués - « Les conflits ont contribué à faire augmenter l’insécurité alimentaire au Proche-Orient et il est essentiel d’inverser cette tendance afin de renforcer la résilience des communautés rurales pauvres, et ce, notamment par le biais des systèmes de protection sociale », a déclaré aujourd’hui M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

« Même en situation de conflit, nous pouvons agir en assurant le fonctionnement des systèmes alimentaires locaux et apporter de l’espoir aux populations affectées. Nous devons faire de notre mieux pour que les agriculteurs puissent rester dans leurs fermes et produire de la nourriture », a indiqué M. José Graziano da Silva à l’ouverture de la Session ministérielle de la Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, à laquelle participaient plusieurs ministres et membres de gouvernements de plus d’une trentaine de pays.

M. José Graziano da Silva a souligné que, jusqu’en 2013, la région avait enregistré une baisse globale des cas de sous-alimentation, mais que depuis l’insécurité alimentaire dans la région avait augmenté de 15 pour cent en raison des conflits prolongés dans certains pays.

Le taux de sous-alimentation dans les pays confrontés à des conflits dans les régions du Proche-Orient et du Nord de l’Afrique s’élève à environ 28 pour cent de leur population, soit six fois plus que dans les pays de la région non-affectés par les conflits.

Le Directeur général a également précisé qu’en 2016 on comptait près de 66 millions de personnes déplacées de force dans le monde, avec environ 25 millions d’ entre eux originaires de cinq pays touchés par des conflits dans les régions du Proche-Orient et du Nord de l’Afrique.

« La plus importante des priorités de la FAO est d’aider les pays à réaliser l’Objectif de développement durable numéro 2, consistant à éradiquer la faim et toutes les formes de malnutrition, tout en faisant la promotion du développement agricole durable », a déclaré le Directeur général de la FAO.

Le Président de la 34ème Conférence régionale pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, M. Ghazi Zeaiter, Ministre libanais de l’agriculture, a appelé a trouver une résolution pacifique des crises dans la région. « Un tiers des pays du Proche-Orient en de l’Afrique du Nord connaissent ou ont été témoins de conflits », a-t-il dit.

Afin de faire face aux pertes économiques, aux dégâts causés aux infrastructures, au problème du déplacement des populations et au flux de réfugiés, « il est nécessaire de mettre en œuvre des actions collectives de grande ampleur », a-t-il ajouté, faisant remarquer les perturbations qu’avait par ailleurs connu son propre pays, le Liban.

Le changement climatique et la rareté de l’eau

Si la paix demeure le principal prérequis pour les pays du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord afin de réaliser l’Objectif Faim Zéro, la région est également confrontée à d’autres défis qui affectent ses ressources, déjà limitées, et qui sont nécessaires pour produire de la nourriture.

La disponibilité en eau douce dans la région représente seulement 10 pour cent de la moyenne mondiale et la situation ne devrait pas s’améliorer, alors que les impacts du changement climatique s’intensifient et que l’urbanisation rapide et la croissance de la population se poursuivent à un rythme effréné.

Le soutien de la FAO

A cet égard, M. José Graziano da Silva a pris l’exemple de l’Initiative de la FAO sur la raréfaction des ressources en eau qui a été approuvée par la Ligue des Etats arabes et s’est notamment illustrée en tant que plateforme de collaboration et de partage de connaissances.

Pour la « première étape qui consiste à mettre en place une planification stratégique et transformatrice des ressources en eau, huit pays de la région travaillent actuellement à la construction de systèmes de comptabilité d’eau particulièrement efficaces », a indiqué M. José Graziano da Silva.

Il a également noté que, face au changement climatique, « il était primordial de promouvoir l’adaptation des systèmes alimentaires » et que l’ agro-écologie avait beaucoup à offrir dans cette optique, ainsi que dans le cadre des efforts visant à atténuer les gaz à effet de serre et à protéger les ressources naturelles et la biodiversité.

Parmi les autres initiatives de la FAO dans la région figurent l’Initiative Une petite agriculture durable à l’appui d’un développement ouvert à tous, qui reconnaît l’importance de créer des emplois agricoles et non-agricoles et représente une source importante de revenus en milieu rural, et l’Initiative Favoriser la résilience pour renforcer la sécurité alimentaire et la nutrition, dont l’objectif est de développer des programmes et des politiques cohérentes et factuelles qui pourront répondre aux besoins en matière de sécurité alimentaire et de nutrition, tout en renforçant la résilience et en faisant la promotion de l’agriculture durable.

M. José Graziano da Silva a également souligné le fait que la FAO aidait les pays à combattre la propagation de ravageurs et maladies animales transfrontalières, qui se sont amplifiées en raison du changement climatique. Il s’agit par ailleurs de problèmes endémiques tels que le criquet pèlerin, le charançon rouge du palmier, la fièvre aphteuse, ou encore de nouveaux défis tels que la xylella fastidiosa, une bactérie qui touche les oliviers.

Le Directeur général a insisté sur l’importance d’améliorer la collaboration régionale et, pour remédier à cette situation, la FAO travaille à promouvoir une meilleure coordination, préparation, ainsi que la mise en œuvre d’alertes précoces et le renforcement des capacités de surveillance et de réaction.



 

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